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Sida : prévisions pessimistes pour les homosexuels dans les pays riches

International (Sida)

Alors que la conférence mondiale sur le sida s'achève, une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Pittsburgh (Pennsylvanie) et présentée le 17 août 2006, prévoit une forte progression de la maladie dans les années à venir aux États-Unis, au Canada, en Europe de l'Ouest, en Australie et en Nouvelle-Zélande, si le taux d'incidence (basé sur les contaminations nouvelles sur un an) ne ralentit pas.

Avec un taux d'incidence estimé aujourd'hui à 1,9%, l'étude estime que 8% des homosexuels âgés de 20 ans sont séropositifs. Ce qui signifie qu'un quart de cette population sera infecté à 30 ans et qu'à 60 ans le taux de prévalence sera de 58%, selon ces projections statistiques. «Le maintien de tels taux d'incidence donnera de très hauts taux de présence du VIH à chaque nouvelle génération d'homosexuels», prévient le professeur Ron Stall.

Le chercheur s'alarme de l'explosion de la contamination des gays noirs américains, pour qui le taux d'incidence est de 4% chez les 15-22 ans et 15% chez les 23-29 ans. «Les noirs américains ont parmi les plus hauts taux de prévalence et d'incidence du VIH au monde». Le Centre pour le contrôle des maladies (CDC) américain relève pour sa part une hausse des diagnostics de séropositivité parmi les homosexuels dans 35 États des États-Unis. Parmi les causes citées par Ronald Valdiserri, responsable du CDC, la consommation accrue de méthamphétamine (crystal) –une drogue qui favorise les rapports non protégés– et un certain «ras-le-bol du sida», l'impression que ce n'est plus une menace.

En France, selon les études de l'Institut de veille sanitaire, plus d'un homosexuel sur dix est séropositif. Et les contaminations repartent à la hausse, comme le montre le dernier rapport d'experts sur le sida.

par C. Martet - Copyright tetu.com (avec AFP) - 17.08.2006

SYPHILIS

L’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) a publié le 12 octobre un état des lieux de la surveillance de la syphilis en France entre 2000 et 2005. Les homosexuels occupent une place prédominante dans les cas d'infection recensés.
Côté chiffres, 1 841 cas de syphilis infectieuse ont été notifiés depuis le début de la surveillance initiée en 2001. En 2000, on dénombrait 37 cas puis 207 en 2001, 417 en 2002, 448 en 2003 puis 403 en 2004 et 329 en 2005. L’Ile-de-France représente à elle seul 64 % des cas sur l’ensemble de la période 2000-2005. En 2005, cependant le nombre de cas franciliens ne représente que 46 % du total des cas notifiés.
Ce sont à 95 % des hommes, âgés d’environ 36/37 ans qui sont concernés. Pour chaque année étudiée, la proportion d’hommes ayant eu des rapports homos est égale ou supérieure à 80 %. Ce sont donc toujours les gays qui sont les plus concernés. Les chiffres de l’InVS indiquent aussi que "le statut sérologique VIH au moment du diagnostic de syphilis est connu pour 95 % des cas ; parmi eux 46 % sont séropositifs." Comme on pouvait le supposer, 61 % des homosexuels concernés par la syphilis indiquent plus de cinq partenaires dans l’année.
(E-llico.fr)

 

Tentatives de suicide en hausse chez les homosexuels

 
Une enquête publiée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) confirme en France l'augmentation des pratiques sexuelles à risques entre homosexuels, et dépeint pour la première fois dans le pays des taux de dépression et de tentative de suicide chez les jeunes plus élevé que chez les hétérosexuels.

L'InVS, avec le soutien de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), a renouvelé fin 2004 une "enquête presse gay" auprès de plus de 6.000 hommes par le biais de la presse et des sites internet identitaires, après les deux précédentes éditions de 1997 et 2000.

L'analyse des données montre "une poursuite des comportements sexuels à risques", dont l'augmentation avait été constatée depuis 1997.

Ainsi, "l'utilisation du préservatif lors de la fellation, déjà marginale, ne cesse de diminuer depuis 1997, quel que soit le type de partenaire", note l'étude.

De plus, les rapports anaux non protégés avec un partenaire occasionnel croissent également au fil des trois enquêtes: 19% des hommes ayant répondu au questionnaire affirmaient en avoir pratiqués en 1997, 26% en 2000 et 33% en 2004.

Ces rapports sont "pour 60% pratiqués avec des partenaires" dont le répondant ignore s'il est porteur ou non du virus du sida.

Par ailleurs, "les indicateurs de mal être dépeignent des situations préoccupantes, particulièrement parmi les jeunes hommes où les taux de dépression et de tentative de suicide sont bien supérieurs à ceux de la population en général", relève l'InVS.

Ce sont 26% des moins de 25 ans qui déclarent avoir connu une dépression dans l'année écoulée.

"La prévalence de tentative de suicide est élevée (19%) et en augmentation de 2 points entre 2000 et 2004", ajoute l'étude, qui signale que cette proportion est "presque 5 fois plus importante que pour les hommes en population générale".
 
TOP INFO 24 Juin 2007   |  France   |  Source : news.yahoo  |

 



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