![]() Rechercher
Vous êtes ici :
> Homosexualité irréversible ?
> Plusieurs approches
Plusieurs approchesDifférentes approches permettent de mieux comprendre ce qu’est véritablement l’homosexualité : celle des psychologues et des psychanalystes, mais aussi l’approche biologique et l’approche spirituelle. On peut ne pas être d’accord sur la totalité des affirmations de toutes ces écoles de pensée, cependant il est important de les considérer toutes sans préjugés, sans passion, en évitant les positions extrêmes ou les raccourcis et interprétations un peu hâtifs ou peu étayés, et en les confrontant de façon la plus neutre possible, aux vécus les plus répandus des personnes les plus engagées dans l’homosexualité. Beaucoup d’affirmations ci-dessous sont assez proches des déclarations des personnes homosexuelles elles-mêmes et ont été vérifiées. L’approche psychologiqueLes psychologues distinguent cliniquement ce qui est tendance, conduite et structure homosexuelle de la personnalité.
Pour la psychologie et la psychiatrie contemporaines, l’homosexualité ne relève pas - ou plus - d’un désordre mental, et elle n’est pas ou plus qualifiée de pathologique. Elle peut cependant parfois côtoyer d’autres troubles psychopathologiques comme la névrose réactionnelle, qui est l'expression symbolique d'un conflit résultant d'un compromis entre le désir et les défenses du moi. Une partie de la personnalité dit « oui », l’autre partie dit « non », le terrain intérieur est miné par un affrontement et un inassouvissement permanents, et par la culpabilité et le doute. Les angoisses deviennent alors violentes et insoutenables, elles sont souvent de nature affective. Certaines causes de l’homosexualité sont parfois décryptées par les psychologues : sentiments d’infériorité, peur ou haine des femmes due à certaines circonstances – par exemple une sœur brillante et dominatrice - ou à l’éducation, dévirilisation active du garçon durant son enfance : domination, autoritarisme, manipulation entraînant de nombreuses frustrations, etc. Pour Alfred Adler, médecin et psychologue autrichien, l’homosexualité serait due à un sentiment d’infériorité : la crainte de l’échec pousserait l’individu à rechercher un partenaire de son sexe, ce qui serait de loin plus sécurisant. L’approche psychanalytiqueFreud écrivait à la mère d'un jeune se définissant comme homosexuel : « L'homosexualité n'est évidemment pas un avantage mais il n'y a rien en elle dont on doive avoir honte. Ce n'est ni un vice ni un avilissement, et on ne saurait la qualifier de maladie. Nous la considérons comme une variation de la fonction sexuelle, provoquée par un certain arrêt du développement sexuel ».
La psychanalyse préconise l’existence, chez tout être humain, d’une sorte de disposition générale à la bisexualité : sous l’influence de certains facteurs, l’une ou l’autre sexualité deviendrait prédominante. Pour Freud, chaque être affronte d’abord son homosexualité latente, pour la refouler et opter ensuite pour l’hétérosexualité. Dès lors, la fixation dans l’homosexualité ne se présente pas comme une maladie, mais comme le résultat d’un arrêt du développement. Le concept de fixation, lié à celui de narcissisme, intervient ici de façon conjointe avec celui d’un Œdipe mal résolu. Résultat : la personne qui se fixe dans l’homosexualité recherche un partenaire identique à lui-même, et c’est ce qu’on appelle « le fantasme du miroir ». Il est si fixé à l’existence d’un pénis qu’il refuse son absence chez le partenaire sexuel. Le corps de la femme lui semble une caricature incomplète de celui de l’homme, seul beau, parfait, exprimant la force et l’énergie. « L’homosexualité manifeste un arrêt de l’évolution affectivo-sexuelle du sujet ou une régression lorsque la tendance homosexuelle masque un problème psychique qui a besoin d’être dénoué. » (Tony Anatrella) « L’homosexuel n’a pas pu faire le choix de séparation au moment où il aurait dû être fait, parce qu’il était impossible ou qu’on l’en a empêché ; il reste donc dans une immaturité affective qui le pousse :
Sa recherche l’entraîne à rencontrer un autre lui-même afin de se reconnaître comme dans un miroir par similitude et non par différence. »[2] « La sexualité humaine trouve son sens plénier dans ce que j'appelle le passage à l'autre sexe, le franchissement de la différence entre les sexes qui oblige à dépasser le narcissisme. » (Xavier Lacroix) « L’homosexuel ne s’est pas affranchi d’un stade : celui où la libido abandonne le propre corps du sujet comme objet d’amour (narcissisme), pour se porter sur un autre corps qui lui ressemble (choix d’objet homosexuel) » (Freud) Tout ceci pourrait commencer à se produire à différentes époques après la naissance, puis dans la période de l’adolescence :
L’approche biologiqueL’approche biologique montre – au vu de l’état actuel des recherches dans ce domaine -, l’absence d’une tare génétique : l’homosexualité serait donc plutôt due à des facteurs psychologiques et sociaux, plutôt qu’à des facteurs relevant de la biologie. Dans une étude faisant autorité, intitulée La Sexualité Humaine, Masters et Johnson affirment : « La théorie de l'origine génétique de l'homosexualité est abandonnée de nos jours. [...] Bien qu'il soit possible que certains mécanismes hormonaux aient une influence sur l'origine de l'homosexualité, aucun scientifique sérieux ne suggère plus aujourd'hui qu'il puisse exister entre ces deux phénomènes une simple relation de cause à effet. »
L’approche BibliquePour ceux et celles qui veulent bien l’étudier et la considérer, l’approche Biblique montre que Dieu a créé l’homme, puis la femme, afin qu’ils forment un couple uni au travers d’une alliance, et qu’ils procréent. Les textes du livre de la Genèse sont là pour le confirmer ; le lecteur pourra consulter quelques versets fondamentaux de la Bible, ci-dessous. Dans le plan primitif de Dieu, l’homme n’a pas été créé pour s’unir amoureusement et physiquement avec un autre homme. Dieu a remarqué la solitude initiale de l’homme mâle, et a créé la femme comme complément indispensable à sa plénitude physique - donc également sexuelle -, psychique et spirituelle : « une aide qui sera son vis-à-vis ». La femme représente un vis-à-vis [9], et non un compagnon qui est le reflet de lui-même ; la femme est à la fois semblable et différente. Il n’a pas créé un autre homme en extirpant la côte de l’homme mâle, mais une femme, dans un but d’alliance, de bénédiction, d’union, de fécondité, de multiplication, et pour « remplir » la terre et l’assujettir. Il a Lui-même « amené la femme vers l’homme » : ce n’est pas l’homme qui de lui-même a choisi la femme, mais c’est Dieu qui l’a conduite vers lui. Et l’homme a ensuite bien réagi, il s’est exclamé : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme ». L’os des os de l’homme mâle, et la chair de sa chair sont ceux de la femme. Son complément réel n’est pas l’homme mais la femme. Et lorsque l’écrivain biblique dit : « Ils deviendront une seule chair », il s’agit de la chair de l’homme et de la femme réunis ensemble qui forment alors unité dans la complémentarité - jusque dans leur morphologie réciproque -, pour assurer une descendance, et donc la perpétuation de leur espèce. Le couple humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu se présente alors comme une alliance équilibrante et féconde du "masculin" et du "féminin", et non du masculin et du masculin ou du féminin et du féminin. S’il n’y a pas alliance au travers d’un couple « masculin - féminin », alors l’être humain reste célibataire. « La notion biblique d’« alliance » me semble importante ici : alliance de Dieu avec son peuple, reflétée et symbolisée dans l’alliance à vie entre un homme et une femme. C’est la raison de la condamnation divine à l’égard de la pratique homosexuelle, comme du libertinage hétérosexuel d’ailleurs. »[10]
Plusieurs textes de l’Ancien et du Nouveau Testament expriment donc l’anormalité de l’union et de la pratique homosexuelle : elle n’était pas prévue par Dieu au départ. Et elle apparaît donc comme l’un des très nombreux troubles qui ont frappés la créature et la création, après que le péché - qui est d’abord le fait que l’être humain se sépare de Dieu - se soit introduit dans l’humanité. Ce qui est une bonne nouvelle, c’est que Dieu - dans Son amour envers l’être humain - ait annoncé au travers de Jésus-Christ qu’Il peut le rétablir progressivement dans son état initial du jardin d’Eden, celui qu’il avait avant la chute, et où aucun trouble d’ordre physique, psychique, spirituel ne l’atteignait. L’être humain devra alors entamer, si cela correspond à son choix, un cheminement vers et avec Dieu, de conversion, de sanctification, de restauration, de guérison, où il retrouvera davantage (donc partiellement) son équilibre sur la terre, y compris dans le domaine de la sentimentalité et de la sexualité. « L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance. » (Esaïe 61:1) « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne soit pas perdu, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Evangile de Jean 3:16) « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. (Genèse 1:26 à 28) « Le Seigneur Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je vais lui faire une aide qui sera son vis–à–vis. » (Livre de la Genèse 2:18) « Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit: "Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme." C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Livre de la Genèse 2 : 21 à 24) « Leurs femmes ne couchent plus avec des hommes, mais elles couchent avec d’autres femmes, et cette façon de faire va contre la nature. Les hommes font la même chose. Ils ne couchent plus avec des femmes, mais ils brûlent de désir les uns pour les autres » (Epître aux Romains 1: 26-27) [11] « Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu’il leur est bon de demeurer comme moi. » (L’Apôtre Paul, dans 1 Corinthiens 7:8) [1] Note de l’auteur : c’est du moins ce qui est communément affirmé mais il s’avère que souvent la différenciation entre orientation et identité est confondue.
[2] in : « L’homosexualité, une impasse ? » - Dr Fernand Sanchez - Extrait de la revue « Vivre et faire vivre », n°6 [3] Si la maman essaie, même inconsciemment, de garder son enfant dans cet état fusionnel, il ne pourra pas développer son sens de l'autonomie et son identité sexuelle. En d'autres termes, il ne pourra pas construire les frontières de son propre ego. Nous sommes alors en présence d'un lien mère-fils de nature incestueuse, ainsi qu'il a été décrit par Patricia Love dans son ouvrage The Emotional Incest Syndrom (1990). [4] D. W. Winnicott - « L’enfant et sa famille » - Petite Bibliothèque Payot, p 119 [5] Le petit garçon, par exemple, commence à découvrir qu'il est comme Papa et différent de Maman. A mesure qu'il s'identifie à Papa, il veut se marier avec Maman pour imiter son père. De la même manière, la petite fille découvre qu'elle est comme Maman. [6] (La Crise d'Identité) [7] narcissique : se dit de la personne qui est « amoureuse de sa propre image », elle s’admire et a une attention exclusive portée à elle-même. Narcisse : dans la mythologie grecque, c’est le fils d'un fleuve divinisé et d'une nymphe célèbre par sa beauté. Méprisant l'amour, il fut séduit par sa propre image reflétée par l'eau d'une fontaine et se laissa mourir de ne pouvoir la saisir. À l'endroit même de sa mort poussa la fleur qui porte son nom. [8] « Ton corps fait pour… un même corps ? » Daniel-Ange - Editions Le Sarment - p. 83 [9] vis-à-vis : du latin visus, aspect ; signifie en face, à l'opposé - confident [10] Jonathan Hanley [11] Bible Parole de Vie Cette page est un court extrait adapté du livre de Philippe Auzenet "PARLER DE L'HOMOSEXUALITÉ" (Editions du Jubilé - Le Sarment) que l'on peut commander depuis ce site. Attention le texte fait l'objet d'un Copyright : droit d'auteur... toute reproduction est soumise à l'autorisation de l'éditeur. ![]() Vous désirez un suivi personnalisé sur une période d'une année ? Cliquez-ici...
:: Vous êtes le 176434 ème visiteur depuis le 18 août 2006 ::
Site optimisé pour une résolution en 1024 x 768 pixels [Mode 'Plein écran'] :: © OEP - 2010 ::
.::Votez pour nous::. |